chez l'enfant qui touche la parole et l'écriture.
Il se présente en l'absence de perte auditive,
de déficience mentale ou d'un trouble émotionnel.
Ses causes demeurent indéterminées.
Il a quatre ans, n'est pas sourd, pas bête,
pas refermé sur lui-même.
Au contraire, il veut communiquer. Et d'ailleurs, il le fait.
Par le regard, par les gestes.
Il mime pour se faire comprendre, montre les objets pour obtenir ce qu'il veut.
Il ne souffre pourtant pas d'anomalies bucco-phonatoires.
Il semble tout comprendre.
Mais il ne parle désespérément pas.
Ou alors mal, en style télégraphique, se trompe de mot, emploie les verbes à l'infinitif
plutôt que d'utiliser le «je».
«Bah, Einstein a bien parlé à cinq ans!», dit-on, comme pour rassurer les parents.
Mais il faut bien se résoudre au diagnostic:
l'enfant présente vraisemblablement un développement déficitaire du langage.
Autrement dit, il souffre de dysphasie, définie en 1964 par Benton
comme un «déficit spécifique du langage chez l'enfant ou trouble du développement
caractérisé par des problèmes graves de la compréhension et/ou
de l'expression du langage parlé en l'absence de perte auditive,
de déficience mentale ou d'un trouble émotionnel».
